Danger, High Voltage

Danger, danger, High Voltage !
When we touch
When we kiss
Well, don’t you wanna know how we keep startin’ fires !

Cette chanson ne vous dit-elle rien ? Non ? Maiiiis siiii voyons ! C’est le groupe déjanté Electric Six. Non, toujours pas ? Vraiment rien ? On n’insiste pas alors… En revanche, peut-être que High Voltage Pinball ça vous dit quelque chose ? Ahhhhh quand même ! Vous nous faites plaisir ! Et surtout ça nous arrange car sans vous en rendre compte, on vous fait basculer tranquillement de l’intro au premier couplet. C’est parti maestro !

Direction Charleroi, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Bruxelles, c’est là que High Voltage Pinball a basé sa centrale électrique, enfin on veut dire son quartier général… Mais High Voltage c’est qui au juste ? C’est Stéphane et Joana, un couple dans la vie comme dans les affaires. Et si on vous a fait une petite intro sur le groupe Electric Six, c’est que le nom de leur société en est directement inspiré. Mais commençons par le commencement. En effet, si on veut parler de High Voltage Pinball, il faut d’abord remonter avant la naissance de cette entreprise pour en connaître l’origine car, comme dit ce grand philosophe du XXIème siècle (DJ Snake, pour ne pas le nommer) : « j’ai un background ».

« Luke, je suis ton père ! » « Euh moi c’est Stéphane en fait ! »

Comme c’est souvent le cas dans le secteur, Stéphane est un enfant de la balle : « Mon père, était exploitant de jeux de café. C’est en traînant dans ses pattes que j’ai commencé à me familiariser avec tous types de machines, d’abord en tant que joueur puis, ensuite, en tant que bricoleur, pour finir technicien. »

Stéphane à l’œuvre

Alors, une fois plus grand, son diplôme d’électricien industriel en poche, il rejoint l’entreprise familiale en toute logique. Et c’est toujours avec la même logique qu’il lui succédera à la tête de l’entreprise qui représente aujourd’hui son activité principale et ce, depuis plus de quinze ans.

En route, il rencontre Joana. Ensemble, ils vont former un duo de choc complémentaire comme nous l’indique cette dernière : « Stéphane assure la partie technique et moi j’ai en charge l’administratif ainsi que la gestion qui relève plus de ma formation initiale ».

High Voltage Pinball sur un salon
Joana et Stéphane

Les années passent, les affaires fonctionnent et Stéphane commence à racheter et restaurer des flippers par passion. C’est comme cela qu’il a commencé sa collection et qu’il s’est intégré peu à peu dans la communauté pinheads : « Nous avons environ 18 flippers chez nous, ceux-là font partie de notre collection, ils ne sont pas à vendre mais les clients peuvent les essayer. ».

Seulement voilà, depuis quelques temps déjà, leur importateur fait les yeux doux au couple et leur propose de se lancer dans la revente. L’idée fait son chemin (5 ans tout de même !). Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère.

Paisiblement survoltés

Nous sommes le 11 juin 2019 et la société High Voltage Pinball voit le jour. « High Voltage » c’est plutôt bien choisi comme nom, cela les caractérise bien. En effet, lorsqu’on les rencontre on peut tout de suite remarquer qu’ils sont calmes, posés, mais que les idées fusent et que l’envie de les réaliser est encore plus vive. Après notre rencontre, à la rédaction, nous aimons les surnommer les « paisiblement survoltés ». Mais on vous l’accorde, « High Voltage Pinball » ça claque plus ! D’ailleurs c’est Joana qui est à l’origine du nom : « j’adore ce morceau d’Electric Six et ce clip déjanté. J’en ai parlé à Stéphane et ça nous est apparu comme une évidence ! »

Mais alors comment en l’espace de deux ans à peine, ce combo s’est-il déjà fait un nom en Belgique et dans les pays frontaliers ?

No tilt, just fun !

Le modèle économique belge est sensiblement le même que celui des Français. Le seul avantage, c’est que le territoire est plus petit donc plus facile à couvrir, mais cela ne fait pas tout. La communauté belge de pinhead n’est pas plus développée que chez nous. Alors c’est quoi le truc ?

Comme à chaque fois dans une réussite, c’est le travail qui est payant mais pas uniquement. Ils ont également travaillé dur selon un leitmotiv : « On ne voulait pas se prendre la tête, c’est une activité complémentaire pour nous. Donc si c’est pour le faire à reculons cela ne nous intéresse pas. On veut juste du positif. » nous confie Joana. « No tilt, just fun ! » ajoute-t-elle.

No tilt, just fun !

Stéphane acquiesce tout en nous précisant leur démarche et leur vision de la scène pinhead francophone : « A la fin des années 1990, les gens se sont éloignés des flippers. Ce qu’il faut aujourd’hui c’est les réconcilier avec cet univers. Nous voulons vraiment apporter les machines au plus proche des gens. Et c’est pour ça que nous mettons des flippers à disposition dans des lieux de vie pour faire des événements et fédérer les gens autour de cette passion. D’ailleurs, nous participons à des salons spécialisés et d’autres plus généralistes. Et, lors de ces salons généralistes nous avons affaire à des familles, des gens qui ne sont pas issus de la communauté. Le résultat est à chaque fois le même, les parents commencent à jouer et leurs enfants regardent d’un œil méfiant cette étrange machine du passé pour finalement ne plus vouloir la lâcher par la suite. »

Voilà une belle preuve que le flipper s’adresse à tous ! Et pour ceux qui n’ont pas les moyens de pouvoir se payer une machine neuve, les « paisiblement survoltés » ont aussi une solution : la location. « La demande dans ce genre de service est nettement en hausse. » assure Joana.

Les High Voltage sur un salon

Vous l’aurez compris, Stéphane et Joana sont vraiment déterminés à relancer l’activité de ce secteur. C’est avec ce type de revendeurs et d’attitude positive que notre communauté avance. Pour la petite confidence, High Voltage Pinball nous réserve de belles surprises pour 2021. En attendant d’en savoir plus, on vous laisse sous tension et que 2021 soit électrique pour notre communauté !