1 minute et 36 secondes. C’est le temps qu’il a fallu à Jersey Jack Pinball pour ringardiser l’ensemble des fabricants du secteur et leurs vidéos de lancement d’un nouveau modèle de flipper. Les hostilités sont lancées ! D’ailleurs, il s’agit bien de cela. Pourquoi ? Petit décryptage.

GNR Collector de Jersey Jack Pinball

Ce que vous venez de voir, ce n’est pas une vidéo de présentation d’un nouveau flipper à son futur acheteur. Les « vraies » vidéos ont été mises en ligne après. Non, non, non ! Ce que vous vous venez de voir, c’est une démonstration de force, un avertissement. Maintenant, Jersey Jack Pinball veut devenir numéro un. Comment ? Avec une qualité de finitions, des technologies embarquées, une débauche d’effets visuels, des thèmes fédérateurs et une machine de guerre en communication autour de ses productions.

The most dangerous band on the planet…

Petit bémol tout de même de mon point vue l’introduction pompeuse de « groupe le plus dangereux du monde » c’est too much. On peut les excuser car ils ne doivent pas connaître des groupes comme Mayhem où les trois quart des mecs se sont soit suicidés en se tailladant les veines et le cou avant de réussir à se finir d’un coup de fusil dans la tête tout seul, soit entre-tués à coup de hache et de couteaux, soit ils ont brûlé des églises, soit ils ont tués des gens comme ça car c’est cool de tuer… Brefs, des beaux gros cinglés et à jeun en plus ! Pas de drogue au moment des faits, enfin si, y en a un qui sniffait des corbeaux morts dans des sacs en papier, mais ça compte pas… D’ailleurs on vous recommande l’excellent film qui retrace leur « vie » « Lord of Chaos ». Juste un petit avertissement, ne pas regarder ce film si vous avez des tendances à la dépression. Enfin bref, je m’égare ! Allez on se recentre donc sur ce flipper et ce groupe le plus dangereux du monde (HAHAHA, désolé j’arrête…).

Donc cette vidéo est une tuerie de communication et elle se déroule en deux parties. La première partie, la plus longue car elle totalise 1 minute sur la minute et 36 secondes au total, montre aux autres constructeurs où Jersey Jack Pinball place la barre. C’est à dire haut.

Knockin’ on heaven’s door

Le pitch est simple mais très efficace : un décor de scène de groupe de rock, une joueuse. Elle monte sur scène pour prendre son instrument (ici le flipper) et va donner un pur concert et passer un bon moment. Pour vous mettre bien, on colle les musiques du groupe en fond, un ou deux rapides visuels sur le plateau (toys, etc…) et quelques effets d’annonce genre « musique additionnelles par Slash » ou « groupe le plus dangereux » (MMMOOOUUUUARRFF, ok j’arrête…). On ajoute des effets de réalisation comme les cuts rapides bien maîtrisés pour en mettre plein la vue le tout accompagnés d’effets pyrotechniques et le tour est joué. Vraiment on y est ! La réalisation est léchée et c’est tant mieux pour toute l’industrie du flipper car cela pousse les autres à monter la barre encore plus haut pour leurs prochaines sorties ou alors rester dans une auto-suffisance qui peut-être dangereuse (elle !).

La deuxième partie, celle qui intéresse réellement les pinheads que nous sommes, ne dure qu’à peine 30 secondes car les dernières secondes du clip sont consacrées à la photo de famille. Là, on pose les choses et on montre réellement à quoi ressemble le plateau avec des plans plus lents et on voit qu’ils n’ont pas fait les choses à moitié !

Playfield du GNR

Plus c’est long, plus c’est bon !

En effet, Jersey Jack Pinball annonce (attention c’est long !) que de série, le flip contient : 21 enregistrements studios parmi les meilleurs titres du groupe, les musiques originales du flipper sont composées par Slash lui-même, les effets sonores composés par Slash, Duff McKagan, et Richard Fortus (membres du groupe), la narration est assurée par Duff McKagan et Melissa Reese (membres du groupe), les voix additionnelles sont de Axl Rose, Slash, Richard Fortus, Frank Ferrer, Dizzy Reed et MC Bob, des enregistrements sonores et visuels issu du live Not In This Lifetime World Tour, un écran LCD de 27”, un mode jukebox, un système son de 120 watt 2.1 stéréo, un mode « attention les enfants on va dire des gros mots ! » (ouuuhh le groupe dangereux !), connexion bluetooth pour casque audio, connexion wi-fi pour mise à jour automatique du code, une rampe faite avec deux baguettes de batterie, deux spinners lumineux RVB en forme de médiator, des éléments 3D d’Axl Rose, du haut de forme de Slash et de haut-parleurs, un disque rotatif sur le plateau, trente spots de scène RVB dans le style GNR, un magnet, trois bumpers, un bouton lockbar, 75 mini inserts formant une carte du monde sur le playfield, des nouveaux sensors « non mécaniques », des barres lumineuses JJP (hotrails), rules et pricing cards magnétiques, un outlane « coma area ball save », un écran LCD additionnel de 7” pour animations et règles supplémentaires. En somme, une débauche de moyens !

Le modèle standard contient 3 flippers, plus de 200 led RVB, des toys illuminés du groupe, une rampe en forme de basse, des hotrails blanches, les pieds et blades noirs.

Pour les éditions limitées et collectors : 4 flippers, hotrails RVB, un triple passage sur la basse, 2 spots de scène entièrement mobiles, des bumpers toys en forme de cymbales, une connexion analogique et bluetooth pour casque audio, un shaker et une vitre anti-reflets. L’édition limitée est produite à 5000 exemplaires (donc pas tellement limitée du coup), contient plus de 350 leds RVB, un upper playflied avec un ball lock à six billes.

Vue plongeante du le playfield

And the winner is…

Et seulement pour les collectors, production à 500 exemplaires (ah là c’est mieux !), plus de 600 leds RVB, flipper dédicacé par Axl Rose, Duff McKagan, Slash et Frank Ferrer, art blade, un kit lumineux RVB réglable en dessous et derrière le flip, un topper de 60 watt avec led RVB, un lance bille sculpté en forme de crane, logo ciselé du groupe sur la lockbar, ciselure sur les blade, backglass miroir, le playfiled est différent et pour finir le upper playfiels JJP Sparkle Gibson Headstock avec ball lock à 6 billes. Tout ça pour la « modique somme » d’environ 13 000 euro…

Sur ce, et en attendant le futur test, on vous laisse réécouter la discographie complète de ce groupe « dangereux ». Bon vous l’aurez compris « dangereux » n’est pas l’adjectif que j’aurais choisi pour qualifier ce groupe, moi j’aurais choisi « mythique », plus classique certes, mais c’est quand même pas donné à tout le monde d’être un mythe !