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Flipper Pokémon | Stern Pinball | Le test

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Ce flipper Pokémon est peut-être la machine de Stern Pinball qui aura fait le plus parler d’elle à sa sortie. Par son thème ultra populaire, par la volonté du fabricant de se tourner vers un public plus jeune et moins expert de la bille d’argent. Mais ce ne sont pas les seules raisons qui en font un sujet de discussion…

Côté commercial : un pari réussi

Dans un communiqué aux professionnels du secteur, Stern a annoncé fin avril que le flipper Pokémon s’était vendu plus vite que toutes leurs autres machines. Par ailleurs, en exploitation, c’est-à-dire dans les lieux publics où on paye les parties à l’unité, le jeu rapporte deux fois et demi plus que les autres. Vous pouvez ne pas croire la communication d’un fabricant forcément partial quant il s’agit de son propre business, mais il est tout de même rare qu’un pro mente éhontément. Si ce n’était pas vrai, d’autres arguments auraient été mis en avant, tout simplement.

On peut dire ce qu’on veut de Stern, il est encore le leader, et pour ce qui est de stratégie, il est le seul parmi les gros à prendre vraiment des risques : Pokémon était un risque car il visait une population au moins une décennie plus jeune que d’ordinaire, le Stern Insider également puisque le retour sur investissement de ces fonctionnalités connectées est souvent hasardeux. Et d’ailleurs, je serais curieux de savoir le bilan qu’ils en font. Mais nous y reviendrons.

Flipper Pokémon : un flipper “arcade”

Je suis très sensible aux premières impressions quand je joue sur une nouvelle machine. Et je n’avais pas vu venir la vitesse de jeu que ce pinball offre ! Les retours de rampe sont ultra agressifs. A peine la bille emprunte une des deux trajectoires surélevées du plateau qu’elle est déjà sur vos batteurs. Je me suis fait surprendre plus d’une fois. Plus classiquement, les orbites aussi sont énervées.

Et pourtant, une fois quelques billes perdues bêtement, on prend le rythme. On sait à quoi s’attendre et le tout devient juste fun. Fidèle à son ADN “mainstream”, le jeu n’est pas punitif pour un sou, même si les parties ne durent pas forcément très longtemps. Chaque partie offre une expérience satisfaisante, car on y déclenche toujours un petit quelque chose.

Flipper Pokémon Stern Pinball Premium et LE Playfield

Ajoutez à cela un code simpliste (on attrape des Pokémons, on se bat contre des Pokémons, on défie la Team Rocket et c’est à peu près tout), et vous obtenez une machine taillée pour les salles d’arcade. Et elle attire sans aucun doute les plus jeunes avec ses gros toys joufflus.

Plus beau que sur les internets

Dans l’article preview, je regrettais bien que comprenais le choix d’une esthétique “première génération”, ce qui donnait un aspect old school à la machine. Face à la bête, je serais moins catégorique. L’ensemble est harmonieux, et même si les dessins sont simples, les couleurs ont du peps et le tout flatte la rétine.

Je confirme par ailleurs tout le bien que je pensais des toys, qui n’ont rien à envier aux meilleurs produits dérivés de la licence. On est loin de l’impression 3D cheap que l’on retrouve sur certaines machines de la concurrence. Le rendu est irréprochable, et l’intégration sur le plateau réussie. De la belle ouvrage, messieurs dames.

Flipper Pokémon : attrapez-en 191 !

Je n’ai pas le syndrome de la collectionnite aigüe. Par exemple, je joue aux cartes Magic, mais il ne m’a jamais traversé l’esprit de vouloir récupérer toutes les cartes d’une édition. De même, je n’achèterai probablement jamais de flipper version Limited Edition. Si le gameplay est identique, je choisis la version la moins chère.

Pourtant, je dois bien avouer que j’ai pressé le bouton start à la chaîne pour le simple plaisir d’attraper un petit monstre de plus. Ceux-ci sont ajoutés dans votre pokédex et vous les retrouvez d’une bille à l’autre, d’une partie à l’autre si vous avez le bon goût de vous être connecté(e) au Stern Insider au préalable. Il y en a 191 à attraper, et l’ami Lazarus me disait qu’au fur et à mesure, ils deviennent de plus en plus difficiles à capturer. Je n’ai pas eu l’occasion de le constater. Dans les premières parties, il suffit de parcourir un nombre faible de trajectoires (n’importe lesquelles a priori), de frapper la bille captive quand elle s’allume en violet, de tapoter quelques cibles quasi immanquables, et finalement de loger la bille sous la pokéball, le tout sous la pression toute relative d’un timer magnanime. Un petit défi à la portée de tous les niveaux.

C’est fou, on pourrait passer des heures à juste collecter ces p… de Pokémons. J’en ai délaissé le scénario principal ! La mécanique marche à fond. Le designer George Gomez a de la suite dans les idées, il sait respecter un thème jusqu’au bout du code…

Mais voilà le gros point noir qui s’annonce !

L’ignominie du code pas fini

La machine est arrivée en Europe depuis plusieurs semaines déjà, et son code n’est toujours pas fini. A cette phrase, les connaisseurs lèveront un sourcil indifférent. Il est vrai qu’un gameplay 100% codé à la commercialisation relève de l’événement rare, chez tous les fabricants ou presque. Mais il y a des limites, et en ce qui concerne le flipper Pokémon, celles-ci sont à mes yeux largement dépassées.

Je suis un joueur médiocre, donc si le “late game” avait été bâclé, je ne l’aurais pas vu. Mais là, il m’est arrivé de collecter un Pokémon qui n’avait pas le bon visuel, et on a le sentiment qu’il manque clairement des éléments d’interaction. Dans un jeu classique de Gomez, toute action déclenche quelque chose. Là ce n’est pas le cas. Pour autant on s’amuse déjà, cf notre lubie d’emprisonner des bestioles dans des boules trop petites pour elles.

Mais surtout, on nous avait promis que notre pokédex se retrouverait dans notre compte Insider Connected. Or, il n’en est rien ! Pire que ça, aucun achievement n’est pour l’instant codé. Depuis plusieurs années déjà, nous sommes bercés par le doux bruit des succès débloqués. Là, rien, pas de meta game. Désolé mais pour moi il s’agit d’une drogue, et on me refuse ma came ! J’écrivais plus haut que George Gomez savait y faire pour respecter une licence. A ce gros détail près, d’autant que l’Insider Connected était une des plus fortes promesses au moment du reveal. Je ne l’ai jamais dit jusqu’à présent dans mes articles, mais Stern ne respecte pas ses clients sur ce coup-là.

La vision vs la finance

Avec Lazarus, on se demandait pourquoi Stern en était arrivé à sortir un flipper avec un code si peu abouti. Il y avait eu un précédent avec le flipper James Bond. Mais à l’époque le manufacturier avait communiqué sur les multiples contraintes que lui avait imposées l’ayant-droit. Dans le cas présent, aucune justification, comme si nous étions ici sur du “business as usual”. Ici, on imagine bien évidemment des raisons financières. Un business plan annuel a été communiqué aux actionnaires, qui tablait sur X machines par an, et le rythme de sortie conditionne les profits.

Alors quand les techniciens annoncent que le code n’est pas abouti et qu’il manque des bras pour la partie Insider, j’entends Seth Davis, le CEO, demander : “mais la machine, elle fonctionne ? Oui ? Alors on lance. Les clients vont conserver cette machine des années, ils peuvent attendre quelques mois un code complet”. Et cette approche à la fois pragmatique et cynique est confirmée par les ventes : aujourd’hui, un flipper à moitié codé ne se vend pas plus mal qu’un autre. C’est triste, hein ?

Stern croit-il encore au Stern Insider ?

J’en viens à me demander si les dirigeants du leader croient encore à leur module connecté. Personnellement, j’y suis très attaché, et sa présence me fera toujours préférer une expérience sur un flipper Stern que sur une autre machine, même comparée à celle de l’excellent Harry Potter de Jersey Jack Pinball. J’aime cette rémanence des scores en ligne, je sens la dopamine irriguer mon cerveau à chaque achievement.

Si Stern commence à commercialiser des machines sans aucune fonctionnalité connectée au lancement, quelle sera la prochaine étape ? Cela me donne le désagréable sentiment que les financiers ont pris le pouvoir chez Stern, que l’absence du fondateur Gary Stern dans les affaires courantes leur a fait perdre la vision d’un flipper qui prolonge l’expérience ailleurs que devant la machine. Et comme il est difficile de valoriser ce type de fonctionnalité, alors le contrôleur de gestion le considère comme un élément négligeable dans la bonne marche des affaires.

J’ai mal à mon Stern Insider.

Flipper Pokémon : rendez-vous dans un an ?

Il faudra probablement mettre à jour ce test dans un an, après la V1.0. Aura-t-on eu raison d’être patient ? Va-t-on redécouvrir la machine, comme ce fut le cas il y a des années avec le flipper Ghostbuster dont la mise à jour du code 2 ans après la sortie avait tout changé, en bien ?

Je suis très moyennement optimiste. Le flipper Pokémon est un best-seller, sa cible n’est pas sensible à mes jérémiades de connaisseur, donc le niveau d’effort que consentira Stern dépendra moins d’une décision managériale que d’une poignée de codeurs qu’on espère consciencieux.

Flipper Sonic bientôt chez JJP

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Dans une image teaser créative, le fabricant Jersey Jack Pinball a annoncé la sortie en juin 2026 de son nouveau flipper Sonic.

Alors certes, il s’agit d’un teaser qui n’explicite pas la licence, mais les indices ne trompent pas. On vous met deux images l’une à côté de l’autre pour lever le doute.

La phrase “the king returns” (le retour du roi en français) fait référence au come-back du designer Steve Ritchie qui a conçu le futur flipper. Les cheveux en pétard du monsieur, surtout sur cette prise de vue à contrejour, imitent les piquants du hérisson Sonic. Le rond bleu en arrière-plan peut faire référence aux anneaux que le héros ramasse.

Par ailleurs, la communication de Jersey Jack Pinball sur Facebook indique “stay in the loop”, ce qui n’est pas sans rappeler les boucles (loop en anglais) que Sonic emprunte à toute vitesse dans les jeux vidéos.

Boucle jeu Sonic

Si le mystère de la licence semble éventé, il reste des interrogations :

  • Le flipper Sonic s’inspirera-t-il des jeux vidéos ou des films ? On croise les doigts pour que la première option ait été retenue, les films n’ayant pas franchement marqué les esprits.
  • Le fabricant JJP réussira-t-il à concevoir un flipper aussi rapide que le hérisson ? Jusqu’à présent les plateaux du constructeur ne se caractérisaient pas par leur nervosité. Mais Steve Ritchie, lui, a pondu quelques merveilles de billes survoltées, comme par exemple l’accélérateur de balle du pinball The Getaway.

Flipper The 3 Musketeers | Hexa Pinball | Premier aperçu

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Enfin ! Un peu moins de 3 ans après leur premier essai tranformé avec le Space Hunt, les petits bordelais d’Hexa Pinball, la manufacture française partie à la conquête du monde du flipper, nous dévoilent leur tout dernier bébé.

Et si leur premier rejeton se targuait d’être une reprise d’un homebrew au concept totalement inédit, ils nous avaient depuis quelques temps maintenant, teasé que leur prochain moutard serait issu d’une licence.

Alors on a tout tenté pour leur tirer les vers du nez, tout ! Mais même en les saoulant sur un parking à 3h du matin à la sortie d’un tournoi, ils n’ont rien voulu lâcher les coquins ! Sauf un modeste « ça sera une licence disruptive ». Un mot à la mode pour dire qu’ils ont été chercher quelque chose de peu commun en somme. Pas faux !

Mais avant de parler de cette licence, soulignons tout de même notre enthousiaste de voir nos copains franchouillards sortir leur deuxième machine sans trembler des genoux et ce, après plusieurs collaborations commerciales entre-temps, qui on l’imagine, ont permis de leur assurer une sécurité financière. Condition sine qua non pour imaginer se lancer dans le développement et la production (sérieuse) d’une nouvelle machine.

Et bien c’est tant mieux ! Et même si les Américains (pour certains) n’ont toujours pas compris qui étaient Hexa et ce qu’ils représentaient dans leur paysage farouchement gardé, gageons que cette nouvelle machine viendra leur titiller la curiosité. Car oui, avec ce nom anglo-saxon assumé et sa présentation conjointe au Texas Pinball Festival en même temps qu’un reveal à Bordeaux, Hexa annonce clairement la couleur : Les Français sont là pour faire bouger les lignes !

Les Trois Mousquetirz

Bon, parlons du sujet principal : Le thème et a fortiori, la licence. Car oui, premier changement pour Hexa. Ici le cahier des charges a quelque peu évolué puisqu’il a fallu faire une machine en cohérence avec un thème.

Et bien évidemment, si vous connaissez un tant soit peu la ligne directrice d’Hexa Pinball, l’idée est de mettre à l’honneur un savoir-faire français (vous avez dit chauvin ? Oui, et alors ?) et ça passe évidemment par tout ce qui a trait à la conception des machines mais également du thème. Et c’est la première bonne surprise, le thème met à l’honneur un pan historique et culturel de la France avec la mise en lumière du fameux roman d’Alexandre Dumas : Les 3 mousquetaires.

En plus, ce bon vieux D’Artagnan, le héros de l’histoire est lui-même gascon. Gascogne, Bordeaux, Hexa Pinball, vous l’avez ? C’est bien fait, non ?

Bon, je ne vous ferai pas l’affront de vous expliquer ce qu’est l’histoire des 3 mousquetaires, qui reste l’un des romans les plus traduits au monde, mais disons que pour résumer : on est dans l’exemple parfait du roman de cape et d’épée où, sur fond de trahison assez classique à l’époque, un petit jeune de 18 ans décide d’aller rejoindre la garde rapprochée du roi Louis XIII pour botter le cul du Cardinal Richelieu et de sa troupe de traitres.

L’histoire en elle-même est suffisamment velue pour que l’on puisse imaginer y adapter des missions de flipper et l’univers historique français suffisamment riche pour que ce soit joli à transposer sous la vitre.

On peut donc le dire, le thème est plutôt bien choisi, la licence peu commune et tout à fait raccord avec ce qui fait l’essence même d’Hexa Pinball.

Par contre, histoire d’être un peu plus chauvin que nous amis bordelais, on aurait aimé assumer la licence française jusqu’au bout et lui affubler le nom original « Les 3 Mousquetaires » plutôt que sa traduction anglaise. Même si le marché US doit sans aucun doute rester une cible à terme pour la firme de l’hexagone, ce n’est pas forcément le premier type d’acquéreurs ciblés, dommage…

Un pour tous, tous pour Hexa !

La première impression est celle qui reste ! Tout le monde le sait et le monde impitoyable du flipper ne fait pas exception à la règle. Dès qu’une machine sort, le teaser de présentation ne joue que sur l’aspect visuel, le modèle présenté n’ayant généralement pas encore été testé par la majorité des aficionados de la bille d’acier.

Hexa Pinball nous avaient pourtant bien convié à l’évènement de lancement, et on les en remercie mais malheureusement, personne de l’équipe n’a pu se rendre au reveal officiel. Nous allons donc rester dans une constatation purement visuelle sur les bases des vidéos et des photos, comme c’est le cas dans nos previews habituellement.

Soyons honnêtes, c’est peut-être le sujet qui divise le plus. Et c’est de toute façon toujours le cas. Le design est un parti pris et ne peut, de toute façon, pas contenter tout le monde. A la rédaction, les avis sont mitigés et je vais tenter d’en faire ici une synthèse même si mon avis prime forcément (c’est ma preview, je fais ce que je veux !)

Tout d’abord, le rendu visuel global de la machine, puisque c’est le premier contact que nous avons avec la bête :

Et bien, ça peut sembler assez fade au premier abord car même si l’artwork est clairement très qualitatif et le coup de crayon plutôt fin, la colorimétrie et l’aspect un peu « vide » de l’artwork de caisse gauche nous rappelle un peu l’artwork d’un Dracula par exemple. Pas moche, mais peut-être un peu trop sobre pour être suffisamment accrocheur.
Bizarrement le côté droit est beaucoup plus fourni et l’ensemble parait plus harmonieux. Au final, on se retrouve avec un effet « deux salles, deux ambiances » assez déroutant.

Le deuxième élément troublant est sur le speaker panel, que personnellement, j’ai beaucoup de mal à apprécier tant je trouve que cet élément est trop souvent mis de côté par les constructeurs. Pourtant, c’est 1/3 du fronton et même si la backglass est belle (ce qui est le cas ici), un speaker panel vide et fade, ou pire, avec une couleur flashy peut vite faire tache au milieu. Et c’est malheureusement un peu le cas ici. Si Hexa nous avait fondu celui du Space Hunt dans l’artwork général avec un dégradé de couleur raccord avec la caisse, ici on se retrouve avec un doré mat, identique à celui de l’armor kit. Certes il y a bien les fleurs de Lys découpées au niveau des haut-parleurs mais cet aplat de couleur brut sans aucune cohérence avec le reste de l’artwork tranche un peu, malheureusement.

Par contre, dès lors que l’on approche son nez du plateau, c’est là que la magie opère puisque l’artwork global est absolument magnifique. Les scènes sont savamment dispersées à la manière d’une bande dessinée, les visages sont fins et les couleurs bien choisies, on a envie de comprendre l’histoire que veut nous raconter cette machine.

mousquetaire plateau

Même remarques pour les décors en 3D (sur la version Elegance) et les toys qui sont légions et peuplent bien le plateau. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas vide et que l’on sent rapidement là où veut nous emmener la machine.

mousquetaire toys

Petit bémol cependant sur les décors en 3D de bâtiment et notamment sur la couleur choisie, une espèce de beige/rose qui caractérise les pierres aurait peut-être mérité une teinte un peu moins pastel et un travail de peinture un peu plus abouti. Mais là encore, les contraintes de production que nous connaissons conditionnent, hélas bien souvent, le temps et l’énergie à passer sur ces petits détails visuels.

Harder, Better, Faster, Mousketer…

Tant que nous n’avons pas posé les mains dessus, difficile pour nous d’aller loin dans le gameplay. Mais si l’on se réfère au teaser et aux vidéos disponibles, on note tout de même quelques éléments plutôt intéressants dont certains nous font penser à cette bonne vieille époque Bally/Williams.

Pour commencer, la configuration du plateau. Celle-ci se place dans les standards d’un flipper qui se veut « classique » dans son approche avec ce bon vieux, mais indémodable fan layout, qui nous offre ici quelques subtilités puisque l’une des rampes de gauche ne sera accessible qu’en s’occupant d’abord des quelques cibles tombantes qui barrent la route, ou encore la tête de Milady qui fait office de bashtoy caché sous la rampe centrale à la manière d’un Troll dans Medieval Madness ou de Gabby Gabby dans Toy Story 4.

Pour les mécaniques de jeu, on retrouve sur la gauche un canon qui propulse la bille en direction d’une cible mouvante représentant un navire sur la droite, non sans rappeler la mécanique d’un Terminator 2 ou d’un AC/DC.

Pour le reste, on a les classiques du genre :

  • Des rampes en veux-tu, en voilà
  • Un spinner
  • Des cibles tombantes
  • Un lock de billes
  • Un multiball jusqu’à 6 billes

Notons quand même un lightshow impressionnant puisque composé de plus de 400 leds RGB avec des inserts aux formes jamais vues jusqu’alors. Il fallait bien qu’Hexa nous mette sa petite « french touch » sur sa machine, c’est du côté du light kit que ça se passe cette fois-ci (on se rappelle du menu pause ou de l’application Hexa, disponibles sur le Space Hunt qui avaient déjà apporté un souffle de nouveauté à l’époque).

mousquetaire plateau entier

En bref, combinez ça avec des règles complètes et fournies et vous avez de quoi passer quelques soirées à tenter de poncer la bête !

L’argent est un bon serviteur mais un mauvais maitre © Alexandre Dumas

On le sait, Hexa Pinball a toujours eu à cœur de proposer des machines de qualité à prix cohérent. Ce qui est d’autant plus compliqué lorsque l’on veut conserver une grande partie de la fabrication en France.

Pour cette nouvelle machine, le contrat reste globalement rempli puisque la machine, disponible sous deux éditions (Classique & Elegance) se retrouve à :

  • Environ 9 500€ pour l’édition classique (amputée de quelques éléments en 3D et des options « de luxe » comme la backglass, sidearts, shaker etc…)
  • Environ 12 500€ pour l’édition Elegance, toutes options

Ce qui reste dans les standards des prix proposés par d’autres géants du marché, le référentiel étant sans conteste : Stern Pinball.

Reste à voir le prix proposé sur le continent américain, qui reste sans l’ombre d’un doute, la cible principale de cette machine, à l’inverse du Space Hunt.

Comme une envie de dégainer l’épée…

Et bien, le moins que l’on puisse dire c’est que cette machine change radicalement la donne concernant Hexa Pinball.

Certes, les évolutions ou le thème ne sont pas forcément celles imaginées et on aurait peut-être aimé une prise de risque un peu plus soutenue de la part du fabricant (on a tellement rêvé d’un thème commun avec Ankama, la société à l’origine de Dofus, au capital d’Hexa depuis quelques années) mais ne boudons pas non plus notre plaisir. Nous avons là, une machine :

  • Belle et bien finie
  • Un thème original, respecté et bien exécuté
  • Un gameplay qui semble riche, accessible tout en laissant la place à de la profondeur
  • Une belle mise en lumière d’un savoir-faire français

Alors, comme pour la sortie du Space Hunt, notre conclusion sera la même : hâte de l’essayer et longue vie à Hexa !

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