Fliptonic | Interview

Fliptonic, vous connaissez ?

Non, ce n’est pas le nom d’une émission TV de réveil musculaire, ni celui d’un cocktail à base de spiritueux anglais et encore moins celui d’une carte électronique de flipper des années 90. Mais plutôt celui du projet né de l’imaginaire d’un véritable amoureux de la bille, de ceux qui ont réussi à faire de leur passion leur métier : Matthieu Prébendé.

Vous n’avez pas pu passer à côté de lui ou des nombreux posts signés « Fliptonic » sur les réseaux sociaux. En effet, Matthieu aime son métier, ses projets, ses machines et il aime en faire profiter la communauté francophone. Et pour cause !

Véritable passionné de la première heure, il endosse à la fois la casquette de réparateur, revendeur, loueur, rénovateur, organisateur d’évènements… Bref, autant vous dire qu’il ne chôme pas le garçon !

Et comme chez PinballMag, on accorde une attention toute particulière à mettre en lumière les acteurs de la scène « flipperistique » qui s’emploient à faire bouger les lignes pour populariser, dynamiser et rassembler la communauté, on ne pouvait pas passer à côté de Fliptonic.

D’autant que si vous suivez un minimum l’actualité, vous avez forcément lu/vu passer dernièrement des photos et autres retours d’expérience autours des 24h du flip. Quoi ? Comment ça, non ?

Qu’à cela ne tienne, on va remédier à ça ! Car au milieu de son agenda bien chargé, Matthieu a gentiment trouvé le temps de se prêter au jeu des questions/réponses pour PinballMag. Car finalement, qui de mieux placé que lui pour nous parler du projet Fliptonic ?

Tout d’abord, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Je m’appelle Matthieu, j’ai 34 ans et je suis un passionné de flipper depuis que je suis tout gamin. J’avais un flipper chez mes parents, un Bally Radical, et c’est par celui-là que tout a démarré. Même si, étonnamment, pendant quelques années je l’ai délaissé, jusqu’à mon adolescence à peu près. Lorsque j’étais à l’internat, on allait souvent jouer dans le bar d’à côté où il y avait un Revenge From Mars de Bally. C’est marrant car quand j’y pense, il était toujours en panne, ce truc !

Après cette période, j’ai à nouveau fait une pause jusqu’à des vacances en Suisse quelques années plus tard, en 2011.

Là où j’étais, il y avait un The Simpsons, de Stern, honnêtement je ne l’ai pas lâché, j’étais dessus tous les soirs ! Et c’est vraiment à ce moment que le virus a pris de manière définitive !

C’est à dire ?

Ben c’est là que j’ai eu envie de m’en acheter un. Et dis-toi qu’à l’époque je trouvais ça trop cher ! Du coup, je n’ai pas passé le cap mais l’idée me trottait dans la tête.

Puis en 2015, j’ai repris la gérance d’un bar. Le Kryptonic, pendant 6 ans et demi. Jusqu’à la crise du Covid en fait.

Au démarrage, quand j’ai repris le bar, un exploitant est venu me voir pour me proposer un flipper. Je n’étais pas trop chaud car je pensais que c’était un loisir has been qui n’intéresserait personne à part moi.

Mon frère m’a quand même poussé à sauter le pas alors j’ai demandé un Simpsons tant qu’à faire !

L’exploitant en question en avait un mais au dernier moment, il n’était plus dispo. Il m’a donc fait un échange de modèle, et là tiens-toi bien…

Il t’a mis quoi ? Un Medieval Madness à la place ?

Non ! Mais pas loin ! Il m’a proposé un Cactus Canyon. Au début je me suis demandé ce que c’était que ce truc. Avant de faire des recherches et de me rendre compte que c’était un modèle franchement rare pour être mis en exploitation.

Du coup, tu ne jouais qu’avec les flippers du bar ?

Au début oui, puis comme ça drainait du monde et que finalement ça plaisait bien j’ai commencé à discuter flipper avec les clients du bar. Ils m’ont raconté qu’il existait des tournois. Et comme à ce moment-là je jouais beaucoup sur les modèles qui tournaient en exploitation dans le bar, ça m’intéressait. C’est comme ça que j’ai rencontré Vincent Carlier.

On a commencé à organiser des tournois avec l’exploitant en place. Il venait poser plusieurs flippers dans le bar et s’est organisé le premier tournoi du Kryptonic. Par la suite, les tournois sont devenus plus réguliers.

Il y avait de plus en plus de modèles qui faisaient des rotations dans le bar, on avait des grands classiques comme Medieval Madness, Monster Bash, c’était un vrai plaisir de découvrir tous ces modèles !

Par la suite, comme j’étais collectionneur de jeux vidéo rétros et que je ne m’en servais pas, j’ai revendu toute ma collection pour m’acheter des flippers ! Je les mettais au bar, en complément de ceux de l’exploitant.

D’ailleurs, mon premier beau flipper, c’était le Tommy The Who de Data East. Il était vraiment dans un super état celui-là…

Où es-tu basé ?

Au sud de Nantes, à Saint Colomban exactement.

Qu’est-ce que le projet Fliptonic ?

L’objectif premier c’était de faire de la location de machines pour de l’événementiel, c’est d’ailleurs comme ça que j’ai commencé. La réparation s’est faite par la suite, car j’avais besoin de mettre les mains dans mes machines et puis il y avait de la demande de la part des particuliers.

La vente est venue dans un second temps, tout simplement car il n’y avait pas de revendeurs dans le coin, donc j’ai étendu l’activité.

Mais je ne fais pas que du flipper. Je loue et je vends aussi d’autres machines de café comme les tables d’arcade Pong, des Babyfoot, des jeux de fléchettes…

Arcade, JukeBox, Flippers… il y en a pour tous les goûts !

D’où vient ce nom ?

C’est une sorte d’hommage à mon ancien bar, le Kryptonic. Je voulais garder un souvenir du nom donc j’ai gardé le lien comme ça. Puis tout le monde trouvait le côté « cocktail » sympa ! 🙂

Parle-nous un peu d’histoire, comment est né ce projet ?

J’ai créé Fliptonic pendant le premier confinement dû au Covid. Vu que le bar était fermé et que j’avais prévu de créer cette société depuis quelques temps, je me suis dit que c’était le bon moment. Au début, à la sortie du premier confinement, je tenais le bar en même temps. J’exploitais mes flippers au Kryptonic, je savais donc déjà la caisse qu’ils faisaient tous les mois ! J’ai tenu comme ça pendant un an et demi.

Est-ce qu’il s’agit de ton activité principale ?

Aujourd’hui oui, le bar a été vendu en septembre 2021, au plus grand regret de mes clients.

Qu’est-ce qui occupe le plus clair de ton temps chez Fliptonic ?

Je te dirais que c’est kiff-kiff entre la location et le dépannage, même si c’est par périodes, finalement ce n’est jamais pareil. La location est peut-être un peu plus calme en ce moment, c’est par vague en fait, le temps que les clients se décident.

Tu vois une différence dans l’évolution des usages, notamment à cause de l’explosion de la demande actuelle ?

La location reste plutôt pour de l’événementiel. La demande pour les particuliers sur des durées plus longues concerne surtout ceux qui veulent des modèles récents sans s’embêter avec toutes les démarches qui vont avec.

Pour la vente, ben… c’est comme chez les copains, tout est vendu avant même que les flippers arrivent à l’atelier ! C’est dingue en ce moment, tous les modèles partent très rapidement, même ceux boudés il y a encore deux ans.

Quel est le temps moyen des locations ?

On retrouve souvent de la location à la journée ou bien au week-end pour les événements.
Pour les particuliers, c’est généralement pour un mois. J’ai certains clients qui prennent des flippers récents en location en plus des flippers qu’ils ont dans leur gameroom. Ça leur permet de tester un modèle avant d’éventuellement l’acheter.

Quelles sont les machines les plus demandées ?

Si on parle de vente, je te réponds sans hésiter : Les Bally/Williams ! Tout le monde cherche les classiques de sa jeunesse, j’ai même des personnes qui m’envoient des listes complètes de recherche pour que je les contacte si jamais j’ai un modèle de disponible.

J’ai environ 4 personnes par semaine qui m’appellent pour ce genre de flipper. Le truc, c’est qu’il y a beaucoup de primo accédants qui ne connaissent pas la réalité du marché. Généralement, il y a un petit blanc au téléphone quand je leur annonce les prix actuels !

J’ai même des demandes assez incroyables. Dernièrement, un client m’a demandé un flipper qui soit en accord avec le thème de sa maison, une machine au style industriel qui s’intègre bien dans le décor…

Sinon sur la location, les Spike 1 & 2 (ndlr : les Stern les plus récents) ont vraiment la cote. Les deux plus demandés sont le Deadpool et le Jurassic Park de Stern qui ne sont pas souvent à l’atelier, mais globalement l’ensemble de ma vingtaine de jeux sort régulièrement.

Quelles est la plus belle machine que tu aies proposé à la vente ?

J’ai vendu 2 Beatles Gold déjà, c’est vraiment une machine sublime et plutôt rare. Personnellement j’adore ce flipper, je le préfère largement à un Mandalorian par exemple.

Sinon, j’ai vendu un Elvira édition 40ème anniversaire sur commande, j’attends de le recevoir. Là aussi, ce flipper a l’air vraiment magnifique. Puis tous les LE qui arrivent ces derniers temps.
Après, les remakes de Chicago Gaming Company sont toujours aussi beaux je trouve. Un Monster Bash ou un Attack From Mars tout neuf, c’est beau non ?

Au-delà de ça, j’ai la chance, par mon métier, d’intervenir dans des collections privées. Je vois des trucs dont tu n’as même pas idée ! Des machines d’exception mais chut… je n’en dirais pas plus ! 🙂

De l’avis d’un pro, fiables ou pas nos flippers ?

Je vais te répondre franchement : Je ne loue pas mes Bally/Williams dans un rayon de plus de 30km car j’ai toujours cette crainte de la panne. Un fil qui se dessoude quand le flipper est à 50km c’est toujours ennuyeux ! 

Sinon sur les récents, ils tournent tous et je n’ai quasiment aucun problème donc tu as ta réponse ! A part peut-être quelques bricoles, comme de la casse sur des décors ou des choses vraiment mineures liées à l’exploitation, mais ça c’est normal.

Je préfère dix fois louer un Spike ou un Spike 2 plutôt qu’un WMS ! Crois-moi, ne serait-ce que pour mon dos, louer un Twilight Zone ou un Indiana Jones, il faut être en forme !

Parle-nous des 24h du flipp, comment est né ce concept ?

Matthieu & Nico, deux amis unis par la même passion

Alors je n’ai rien inventé, c’est un concept qui a existé il y a plusieurs années. C’est avec mon pote Nico de Nicoflip qu’on a repris cette idée. C’est lors de notre trajet pour la Belgique à l’événement « Ça flipp à Tournai » que je lui ai proposé que l’on organise ça sur Nantes. Lui y ayant déjà participé il y a quelques années, il avait la connaissance du déroulement de ce genre d’événement.

C’est mon mentor, sans lui je ne ferais pas ce métier, alors avec qui d’autre pourrais-je organiser ça finalement ?

Au retour de Belgique je me suis donc mis à la recherche du lieu idéal et ce fut le coup de cœur lors de la visite du Chais de l’Epinay. Ensuite il a fallu rédiger le règlement et mettre en marche tout le reste. Les 24H du flipp’ étaient lancées ! 🙂

C’était la première donc ?

Oui, mais je peux déjà t’affirmer que ce n’était pas la dernière ! Vu le succès, il y aura une suite !

J’étais habitué aux tournois et les membres de la communauté le savaient mais pourtant, au début, j’ai l’impression que cela n’a pas été pris au sérieux et les inscriptions ne montaient pas vite.

A force de publier et d’en parler nous sommes arrivés à quasiment 80 joueurs, là je suis vraiment content de la façon dont ça s’est déroulé.

Comment se passe le tournoi ?

On ne met dans cet événement que des flippers suffisamment « récents » pour qu’ils permettent d’entrer un trigramme dans le tableau des scores. Chaque joueur met son trigramme quand il score et en fonction de son classement, un nombre de point est attribué. Au bout de 24H celui qui a cumulé le plus de points gagne, tout simplement.

Quels sont les participants ? Confirmés ? Amateurs ?

C’est ouvert à tout le monde, les joueurs chevronnés comme les novices, on est là pour s’amuser et partager notre passion avant tout ! On a même eu des familles complètes qui sont venues, des joueurs de partout en France, et même de Belgique. Le gagnant du tournoi venait de Dordogne par exemple. Mais peu de surprise, les joueurs réguliers de tournois sont toujours dans le top 15.

Comment est-ce que l’on s’inscrit ?

Via le site internet de Fliptonic, les inscriptions sont ouvertes au moment où l’événement est annoncé.

Il y avait des lots à gagner ?

Bien sûr ! Il y avait un trophée pour le vainqueur du tournoi ainsi qu’une belle carte cadeau. Ensuite pour les places suivantes on avait 5 translites à gagner, dont un très beau de Jersey Jack Pinball, dédicacé par Jack Guarnieri lui-même (ndlr : Le créateur de la marque Jersey Jack Pinball).

Et un trophée de gagné, un !

24h de jeu, c’est possible ?

Honnêtement je n’y croyais pas mais on avait des vrais acharnés ! 🙂 Certains n’ont pas dormi et ont vraiment joué non-stop et fait un tour de cadran complet. Au bémol près des quelques heures ou on a arrêté les machines pour les faire reposer un peu et prendre nos repas.

Quand je suis venu contrôler que tout allait bien à 3h du matin après une petite sieste, il y avait encore 40 personnes environ qui jouaient. Au plus bas, vers 5h30, il restait 25 personnes à peu près. Je n’en revenais pas !

Tu n’as pas eu trop de casse ?

Aussi incroyable que ça puisse paraître, quasi rien par rapport à l’usage intensif. Les machines ont vraiment tenu le coup, même mon Medieval Madness n’a pas bronché durant tout l’événement, pourtant il est pas d’une toute première fraîcheur !

Sinon à part quelques bobines qui ont chauffé et deux vitres cassées par ma faute en rangeant les flippers, rien !

Tu prépares d’autres événements ?

Oui, en dehors des 24 du flip, j’ai deux gros projets qui arrivent :

Le premier c’est un événement avec une brasserie avec qui j’ai de très bons contacts. On avait déjà organisé un tournoi avec eux. On est en train de voir pour organiser une suite, probablement au printemps. L’idée c’est de faire un truc plus gros, pour tenir une journée, avec une dizaine de flips et pourquoi pas un foodtruck. Ça reste à confirmer mais ça se présente bien.

La dernière fois, ils avaient pris en charge pas mal de lots pour les vainqueurs, c’était vraiment chouette de leur part.

Flippers devant, brassage de bière derrière, un bon concept non ?

Le second, c’est l’organisation des tournois du Tréport (ndlr : Salon Flip Expo au Tréport, les 23 et 24 Avril 2022). Nicoflip me laisse la main après des années de bons et loyaux services. J’ai pas mal de boulot pour préparer tout ça car c’est dans deux mois et demi.

Il y aura sûrement un gros tournoi le samedi avec une dizaine de machines, puis un tournoi enfants le dimanche matin et probablement un tournoi plus petit le dimanche après-midi. J’ai des idées de lots à gagner qui sont vraiment dingues mais je peux pas trop en dire pour l’instant ! 🙂

Quels sont tes futurs projets pour Fliptonic ?

Continuer à évoluer et pourquoi pas, avoir un beau showroom un jour ! 🙂

A la rédac’ de Pinball Mag., on parle souvent de nouvel âge d’or du flipper qui se profile. Ton avis là-dessus ?

Honnêtement je ne pense pas qu’on puisse parler d’un nouvel âge d’or. Certes on a de plus en plus de nostalgiques, qui ont les moyens donc on a une demande qui explose, c’est ce qui nous donne l’impression de revivre un peu les périodes fastes.

Mais le problème c’est que tu as les spéculateurs au milieu qui pourrissent tout ça, ils vont maintenir ce climat et la demande n’est pas prête de redescendre, les prix non plus d’ailleurs. En plus de ça, on n’a pas assez de machines neuves pour tout le monde…

Tu possèdes des flippers chez toi, autre que ceux que tu vends/loues ?

Dans mon parc de location j’ai mes flippers fétiches : Indiana Jones, Twilight Zone, Medieval Madness, Creature From The Black Lagoon, The Getaway…

Par contre, qui ne bougent jamais de la maison pas tant que ça : un Monster Bash remake SE (un LE arrive bientôt pour le remplacer), un Attack From Mars remake LE et je vais me reprendre un Beatles. J’avais vendu le mien la dernière fois, mais c’est parce que je savais que d’autres neufs arrivaient.

Sinon j’ai deux flippers de cœur :

Le premier c’est un électro mécanique, un Big Indian de Gottlieb, c’est celui de mes grands-parents et donc, celui-là même auquel je jouais quand j’étais petit. D’ailleurs, ma tante qui était un peu artiste avait complètement refait la caisse à l’époque, il est vraiment beau et c’est une machine sentimentale celle-ci.

Le deuxième, c’est le Radical qu’il y avait chez mes parents. Là aussi c’est de la pure nostalgie, je suis en train de le retaper d’ailleurs. Ces deux machines, je ne les vendrai jamais.

Par contre, j’ai des commandes en cours de plusieurs modèles neufs à titre personnel. Un Cactus Canyon remake LE, un Medieval Madness Remake, un Halloween CE et un Big Lebowski aussi ! J’ai hâte !

Avec tout ça, tu trouves encore le temps de jouer ?

Ben… pas assez à mon goût, non. Par contre, l’avantage c’est que je joue sur les machines que je dépanne. Mais si on parle de jeu réel sur mes propres machines, je dirais maximum une heure par semaine, c’est assez peu au final.

Du coup j’apprécie plus les machines rapides avec des gameplays simples car je n’ai pas le temps pour les flippers trop complexes. Tu vois, typiquement je suis fan du Black Knight pro contrairement à beaucoup de personnes. Il est simple, rapide et avec une ambiance folle !

Il va bien avec la déco ce BKSOR non ?

Mais je vais surtout te dire un truc. C’est que malgré tous les Stern récents que je vends ou que je loue, je ne m’amuse jamais autant que sur des vieux Bally/Williams ! 😉

Autre chose que tu voudrais partager avec la communauté Pinball Mag. ?

Sortez de chez vous et venez nous retrouver sur les salons ! Ça reprend alors profitez-en ! 🙂

Un immense merci à Matthieu pour sa disponibilité, sa bienveillance et sa gentillesse. On lui souhaite une excellente continuation dans ses activités et on ne peut que vous encourager à participer aux évènements qu’il va organiser.
Retrouvez-le sur les réseaux sociaux ou sur son site internet.

Syl Vain
Syl Vain
Fan de pop culture des années 80/90, collectionneur compulsif et partisan du "c'était mieux avant !"

Derniers Articles

spot_imgspot_img